La mer de mes vagues qui assoiffe la profondeur de mon corps, je sens l’eau de mon émoi couler sur le rivage de mon ombre et sans aucun anticorps, je nage dans l’invisible du courant d’air pour sentir la lumière de mon esprit.
Je trace sur la plage les souvenirs de ma mémoire et sans aucune boussole à mon nord, je m’endors sur l’espoir de la paix.
Hala croix des sacrifices, je regarde les ombrages des cris et sans un silence aux larmes, la brume hante le dos de la honte sur l’horizon de ma liberté.
Enfance aux rêves des couleurs, dessines-moi le fœtus de la vie pour me souvenir de l’humain que je suis et sans aucune illusion, je partagerais ton amitié.
Je touche à mon ventre sur la peur de ma faim et au senti de mes trippes, gargouillent les maladies de l’âme qui entrelacent le plasma de la foi de ma solitude.
Cicatrisé aux dos de ma chair, les tatouages de mes souffrances me parlent en silence dans l’intérieur de mes rêves et la langue de ma parole s’efface dans les couleurs de mes larmes.
Aux pardons du courage de ma vieillesse, je sens l’écho de la jeunesse de mon oubli et au-delà des vents s’envolent les saisons de mon corps qui se suspendent entre deux mondes dans l’invisible de mon itinérance.
L’imaginaire fait naître l’infini de la lumière de mon cœur pour éclairer le battement du ciel de mon amour et seul avec mon vœu, je m’assoie sur une étoile pour un jour devenir désir d’un corps.
Je ne suis qu’un grain de racine perdu dans le sol de son envie d’être et la récolte de mon avoir trace les horizons de ma culture dans le fruit de l’arbre de ma survie.
Droits d’auteur composé par Marc Cantin Enr. Montréal, Qc
2010-01-08 22:00:01
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