Je suis le passager de la mort qui voyage sur le rail de l’itinérance de ma vie.
Assis sur le siège de mon destin, sans envie au billet de mon train, je regarde dans la fenêtre de mon destin, le paysage sans visage qui reflète sur le siège de ma solitude perdu sur une âme sans nord à la destinée de ma boussole.
Au sud couché sur le manteau de mes saisons coule la pluie de mon cœur sans heure pour en consoler le temps qui s’envole sur les feuilles de mes pleurs et le printemps réchauffe la larme de mon hiver gelée sur la glace de mes maux, sans écho à mon automne qui se consume sur le passé de mon été où s’enflamme le soleil de mon espoir.
Aux sommeils qui hantent les nuits de mon corps s’entrelace la veine de mon Dieu dans l’inconscience qui frissonne les vents de ma chair où survole l’aurore de mes rêves couchés sur l’aile des anges qui enveloppe la paix de mon corporel.
Au cadran de mon éveil se trouve la route de mon avoir qui trace la vieillesse de mon esprit où l’âme apprécie le silence de mon bonheur dans l’ombre de ma jeunesse pour redevenir les cendres de mon émoi.
Je marche dans le tableau de mes couleurs sans abstrait au pinceau de mon art qui encadre le mur de mon jugement sans valeur à la signature de mon hôte.
A l’horizon de mon champ se trouve une lune qui éclaire le seuil de mes vœux égarés sur la gare de mon corps qui s’endort sur les pierres de mes souliers sans diamant pour consoler le verbe aimer.
Droit d’auteur composé par Marc Cantin Enr. Montréal, Qc 2009-06-08 00:35:39 Recherche éditeur webmestre@marccantin.com