Couché sur la côte de ma vie, je regarde sans vague l’eau de mon cœur qui coule dans le miroir de mes mains entrelacées sans cri sur le reflet de la solitude de ma vieillesse.
Égaré dans les frissons de ma jeunesse, je meurs sur la mer de ma paume seul avec l’île de mon innocence.
Au sable de mon ombre, je trace la signature de mon âme pour que la lune en soit terre de mon évasion et au grain de mon corps, je deviens la cellule d’une étoile perdue sur l’atome de mes vœux.
Je marche avec le dos de mes larmes pour ne pas voir le pas de mon être et mes yeux brûlent sur le senti du nord de mes sentiments car la boussole de mon épaule contient la peine de son avoir.
À la racine de ma fleur se trouve le parfum de ma tige qui enferme les saisons de mon temps sans pluie pour épanouir le champ de ma voix.
Assis sur la pierre de mon esprit, je m’enveloppe avec l’horizon de ma liberté pour consoler la froideur de mon espoir qui voyage sans écho sur la montagne de ma rive où résonnent les entrailles de mes peurs.
J’ai mal aux mots de mes maux qui font des fautes sur la phrase de mon émoi seul avec le ruisseau de mon verbe, je t’aime, qui a soif dans la profondeur de mon cœur.
Je voudrais être les lèvres d’une poésie pour partager la langue de sa jouissance et mourir sur le texte de son point. Au pied de mon Dieu, aux sacrifices des croix, aux corpus de la foi, transfuses-moi le sang du pêcheur que je suis dans l’aurore boréale d’une aile d’un ange.
Au vol de mon ignorance s’envolent les souvenirs de ma chair oubliée dans les mémoires de mes pères et aux cadres de mes pixels se trouvent les paysages de ma mère.
Aux murs de mon regard se berce ma jeunesse dans une itinérante perdue sur le plancher de mon chagrin.
Droit d’auteur composé par Marc CantinEnr. Montréal, Qc 2009-06-16 00:48:49 Recherche éditeur marccantin@videotron.ca